Dimanche 21 juin 2020 – de tous les saints locaux

Dimanche de tous les saints locaux.

Dimanche 21 juin 2020.

(8 juin dans l’ancien calendrier.)

Synaxaire de ce dimanche

Ce deuxième dimanche après la Pentecôte, chaque peuple orthodoxe fête ses saints locaux, qui ont témoigné de la vraie foi et ont répondu à l’appel du Seigneur. Le sceau de l’image de Dieu et la possibilité de devenir saint, c’est-à-dire de réaliser la ressemblance avec Dieu, sont universels.

Péricopes de ce dimanche

Lecture de l’épître de saint Paul aux Romains (2, 10-16)

Frères, gloire, honneur et paix pour toute personne qui fait le bien, pour le Juif d’abord, ensuite pour le Grec. Car les considérations de personnes n’existent par auprès de Dieu. Tous ceux qui ont péché sans la Loi périront également sans la Loi ; quiconque aura péché sous le régime de la Loi, par la Loi sera jugé. Les seuls auditeurs de la Loi ne seront pas justes devant Dieu ; mais les observateurs de la Loi seront justifiés. Car si les païens, qui n’ont pas la Loi de Moïse, en accomplissent par nature les prescriptions, cela veut dire que, sans la posséder, ils l’incarnent pour eux-mêmes. Ils montrent la réalité de cette loi inscrite en leur cœur, comme il résulte du témoignage de leur conscience, ainsi que des jugements de blâme ou d’éloge qui s’affrontent en eux tour à tour. C’est ce qui apparaîtra au jour où, selon l’Évangile que je vous annonce, Dieu jugera tous les secrets des êtres humains, par le Christ Jésus.

Напротив, слава и честь и мир всякому, делающему доброе, во-первых, Иудею, потом и Еллину! Ибо нет лицеприятия у Бога. Те, которые, не имея закона, согрешили, вне закона и погибнут; а те, которые под законом согрешили, по закону осудятся (потому что не слушатели закона праведны пред Богом, но исполнители закона оправданы будут, ибо когда язычники, не имеющие закона, по природе законное делают, то, не имея закона, они сами себе закон: они показывают, что дело закона у них написано в сердцах, о чем свидетельствует совесть их и мысли их, то обвиняющие, то оправдывающие одна другую) в день, когда, по благовествованию моему, Бог будет судить тайные дела человеков через Иисуса Христа.

Lecture de l’épître de saint Paul aux Hébreux (11, 33- 12,2)

Frères, par leur foi, ils ont conquis des royaumes, pratiqué la justice, obtenu la réalisation de certaines promesses. Ils ont fermé la gueule des lions, éteint la flamme des brasiers, échappé au tranchant de l’épée, retrouvé leurs forces après la maladie, montré du courage à la guerre, mis en fuite des armées étrangères. Des femmes dont les enfants étaient morts les ont retrouvés ressuscités. Mais certains autres ont été torturés et n’ont pas accepté la libération qui leur était proposée, car ils voulaient obtenir une meilleure résurrection. D’autres ont subi l’épreuve des moqueries et des coups de fouet, des chaînes et de la prison. Ils furent lapidés, sciés en deux, massacrés à coups d’épée. Ils allèrent çà et là, vêtus de peaux de moutons ou de toisons de chèvres, manquant de tout, harcelés et maltraités – mais en fait, c’est le monde qui n’était pas digne d’eux ! Ils menaient une vie errante dans les déserts et les montagnes, dans les grottes et les cavernes de la terre. Et, bien que, par leur foi, ils aient tous reçu le témoignage de Dieu, ils n’ont pas obtenu la réalisation de la promesse. En effet, pour nous Dieu avait prévu mieux encore, et il ne voulait pas les mener sans nous à la perfection. Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et d’abord le péché qui nous entrave si facilement, et courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée, ayant les regards sur Jésus, qui est à l’origine de notre foi et qui la mène à son ultime perfection.

Kоторые верою побеждали царства, творили правду, получали обетования, заграждали уста львов, угашали силу огня, избегали острия меча, укреплялись от немощи, были крепки на войне, прогоняли полки чужих; жены получали умерших своих воскресшими; иные же замучены были, не приняв освобождения, дабы получить лучшее воскресение; другие испытали поругания и побои, а также узы и темницу, были побиваемы камнями, перепиливаемы, подвергаемы пытке, умирали от меча, скитались в милотях и козьих кожах, терпя недостатки, скорби, озлобления; те, которых весь мир не был достоин, скитались по пустыням и горам, по пещерам и ущельям земли. И все сии, свидетельствованные в вере, не получили обещанного, потому что Бог предусмотрел о нас нечто лучшее, дабы они не без нас достигли совершенства. Посему и мы, имея вокруг себя такое облако свидетелей, свергнем с себя всякое бремя и запинающий нас грех и с терпением будем проходить предлежащее нам поприще, взирая на начальника и совершителя веры Иисуса, Который, вместо предлежавшей Ему радости, претерпел крест, пренебрегши посрамление, и воссел одесную престола Божия.

Lecture de l’Évangile selon saint Matthieu (4, 18-23)

En ce temps-là, comme Il marchait le long de la mer de Galilée, Jésus vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient leurs filets dans la mer, car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite et Je vous ferai pêcheurs d’hommes ». Ils abandonnèrent aussitôt leurs filets, et suivirent Jésus. Comme Il continuait à avancer, Jésus vit deux autres frères, Jacques fils de Zébédée et Jean son frère, dans leur barque avec Zébédée leur père, en train d’arranger leurs filets. Il les appela ; laissant aussitôt leur barque et leur père, ils suivirent Jésus. Puis, Jésus parcourait toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, Il proclamait l’Évangile, la bonne Nouvelle du Royaume, et guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

Проходя же близ моря Галилейского, Он увидел двух братьев: Симона, называемого Петром, и Андрея, брата его, закидывающих сети в море, ибо они были рыболовы, 19и говорит им: идите за Мною, и Я сделаю вас ловцами человеков. И они тотчас, оставив сети, последовали за Ним. Оттуда, идя далее, увидел Он других двух братьев, Иакова Зеведеева и Иоанна, брата его, в лодке с Зеведеем, отцом их, починивающих сети свои, и призвал их. И они тотчас, оставив лодку и отца своего, последовали за Ним. И ходил Иисус по всей Галилее, уча в синагогах их и проповедуя Евангелие Царствия, и исцеляя всякую болезнь и всякую немощь в людях.

Lecture de l’Évangile selon saint Matthieu (4, 25 – 5, 12)

En ce temps-là, des foules nombreuses, de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et d’au-delà du Jourdain, se mirent à suivre Jésus. Voyant la foule, Il monta sur la montagne ; et, après qu’Il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de Lui. Puis, ayant ouvert la bouche, Il les enseigna, et dit : « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés ! Heureux les doux, car ils hériteront la terre ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux êtes-vous, lorsque l’on vous insulte, que l’on vous persécute et que l’on dit faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ; c’est ainsi en effet qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés ».

И следовало за Ним множество народа из Галилеи и Десятиградия, и Иерусалима, и Иудеи, и из-за Иордана. Увидев народ, Он взошел на гору; и, когда сел, приступили к Нему ученики Его. И Он, отверзши уста Свои, учил их, говоря: 3Блаженны нищие духом, ибо их есть Царство Небесное. Блаженны плачущие, ибо они утешатся. Блаженны кроткие, ибо они наследуют землю. Блаженны алчущие и жаждущие правды, ибо они насытятся. Блаженны милостивые, ибо они помилованы будут. Блаженны чистые сердцем, ибо они Бога узрят. Блаженны миротворцы, ибо они будут наречены сынами Божиими. Блаженны изгнанные за правду, ибо их есть Царство Небесное. Блаженны вы, когда будут поносить вас и гнать и всячески неправедно злословить за Меня. Радуйтесь и веселитесь, ибо велика ваша награда на небесах: так гнали и пророков, бывших прежде вас.

Paroles des Pères

Celui qui aime peu, donne peu. Celui qui aime plus, donne plus ; et celui qui aime vraiment beaucoup, que peut-il donner qui soit digne de cet amour ? Il se donne lui-même. C’est grâce à cet amour du Christ que les saints ne ressentaient pas les souffrances du martyre, quelle qu’en fût la rigueur. Rappelez-vous les trois Jeunes Gens dans la fournaise. C’est en louant et en glorifiant Dieu qu’ils se trouvaient rafraîchis dans la fournaise ardente. Rappelez-vous saint Dimitri, saint Georges, sainte Catherine, sainte Barbara, sainte Parascève, les saints Quarante Martyrs dans le lac glacé. « Une nuée de témoins » (Hébreux 12,1), ainsi que le dit l’apôtre Paul.

Tous ces saints et ces martyrs, comme ici sur terre, ainsi aussi, et bien plus encore au ciel, célèbrent et glorifient le Seigneur. Ils se trouvent au Paradis et voient Dieu « face à face » (1 Corinthiens 13,12). Et cela est tout. Comment cela est-il dit dans la première prière d’action de grâces, après la Divine Communion ? Cette prière ne dit-elle pas quelque part : « de ceux qui contemplent l’indicible beauté de Ta face » ? Voilà le Paradis ! Le Paradis consiste à voir pour toujours le visage de Dieu. Cela est supérieur aux fleurs, aux oiseaux exotiques, aux eaux vives, aux roses et à tout ce qu’il y a de beau sur terre, supérieur à tous les petits amours. Quand tu aimes le Christ, malgré tes faiblesses et la conscience que tu en as, tu possèdes l’assurance d’avoir dépassé la mort, car tu te trouves dans la communion de l’amour du Christ.

– Saint Porphyre, Vie et Paroles, « Sur l’amour divin ».

***

Notre Seigneur nous a donné un commencement facile et aisé dans son Évangile : une foi vraie et ferme qui procède naturellement d’une pensée simple, afin que nous lui obéissions et observions ses commandements avec cette foi, comme tous les premiers justes qui furent appelés par Dieu et qui entendirent aussi sa parole avec simplicité et tinrent pour vraies ses promesses avec foi. […] C’est ainsi qu’Abraham fut appelé et qu’ils sortit après Dieu : il ne se fit pas juge de la parole qui s’adressait à lui, et il ne fut pas empêché par l’attachement à la race et aux proches, au pays et aux amis, ni par les autres liens humains ; mais aussitôt qu’il entendit la parole et qu’il sut qu’elle était de Dieu, il l’écouta simplement et la tint pour vraie fidèlement, et il méprisa tout et sortit avec la simplicité de la nature qui n’agit pas par ruse et pour le mal ; il courut vers la parole de Dieu comme un enfant après son père, et tout devint méprisable à ses yeux aussitôt qu’il eut entendu la parole de Dieu. […]

Dieu a renouvelé aussi aux saints apôtres l’appel à Abraham. Et considère que leur foi ressembla à celle d’Abraham : car, de même qu’Abraham a obéi aussitôt qu’il fut appelé, de même, les apôtres allèrent après Jésus aussitôt qu’il les eut appelés et qu’ils l’eurent entendu : « Il les vit jeter leurs filets dans la mer et il les appela ; et ils laissèrent aussitôt leurs filets et leur père, et ils allèrent auprès de lui. » Et c’est avant d’entendre de lui cette parole : « Si quelqu’un ne laisse son père et sa mère et tout ce qu’il a et ne vient après moi, il ne peut devenir mon disciple », qu’ils abandonnèrent tout et vinrent après Jésus. Ce n’est pas un long enseignement qui les a faits disciples, mais seulement l’audition de la parole de la foi ; et parce que leur foi était vivante, elle obéit à la vie ; ils coururent aussitôt après lui et ils ne furent pas en retard sur lui ; et on vit par cela qu’ils étaient disciples avant même d’être appelés.

Telle est l’habitude de la foi mêlée à la simplicité : ce n’est pas à force d’arguments qu’elle reçoit l’enseignement, mais de même que l’œil sain et pur reçoit le rayon qui lui est envoyé sans raisonner ni travailler, et qu’il considère sa lumière aussitôt qu’il est ouvert, de son propre pouvoir, parce que sa vue naturelle est saine, de même aussi, l’œil de la foi, qui a été mis dans la pupille de la simplicité, reconnaît la voix de Dieu aussitôt qu’il l’entend ; et la lumière de sa parole se lève en lui, et il se lance joyeusement au-devant d’elle, et il la reçoit, comme l’a dit Notre Seigneur dans son Évangile : « Mes brebis entendent ma voix et elles viennent après moi. » Car partout où la foi naturelle a été gardée dans son intégrité, celui qui l’a gardée est la brebis du pasteur.

De même aussi, il est écrit au sujet de Matthieu que Notre Seigneur le vit assis au bureau de péage et qu’il l’appela ; et aussitôt, il laissa son négoce avec tous ses biens et il alla après lui. Et il est encore écrit au sujet de Philippe : « Il lui dit : ‘Viens après moi’ » ; et aussitôt, il alla après lui. C’est donc avec cette pureté et cette simplicité que les apôtres allèrent après la parole du Christ ; et le monde ne put pas les empêcher ni les habitudes humaines les retenir, ni aucun des biens qui passent pour être quelque chose dans le monde les entraver.

Ces âmes avaient senti Dieu et vivaient de la foi, et chez de telles âmes, rien dans le monde ne peut l’emporter sur la parole de Dieu. Elle est faible dans les âmes mortes : alors, c’est à cause de la mort de l’âme que, de puissante, elle devient faible, et que l’enseignement de Dieu, de valide, devient sans force chez elles. Car toute l’activité de l’homme se porte là où il vit : celui qui vit pour le monde porte le service de ses pensées et de ses sens vers le monde, et celui qui vit pour Dieu se tourne vers ses commandements puissants dans tous ses mouvements.

Tous ceux qui ont été appelés ont obéi sur-le-champ à la voix qui les appelait lorsque le poids de l’amour des choses terrestres n’était pas suspendu à leur âme. Car les liens du monde sont un poids pour l’intelligence et les pensées, et ceux qui en sont liés et entravées entendent difficilement la voix de l’appel de Dieu. Mais les apôtres, et, avant eux, les justes et les pères, n’étaient pas ainsi : ils obéirent comme des vivants, et ils sortirent légers, parce que rien du monde n les liait de son poids. Rien ne peut lier et entraver l’âme qui sent Dieu : elle est ouverte et prête, en sorte que la lumière de la voix divine, chaque fois qu’elle vient, la trouve en état de la recevoir.

Philoxène de Mabboug, Homélies, IV, trad. Eugène Lemoine, SC 44, p. 93-97.

Saints célébrés ce dimanche selon le nouveau calendrier

Saint Julien d’Anazarbe en Cilicie, martyr (302) ; saint Térence, évêque d’Iconium, martyr (Ier s.) ; saint Méen, abbé en Bretagne (617) ; saint Leufroy, abbé près d’Évreux (738) ; saint Pelade, archevêque d’Embrun (VIème s.) ; saint Artchil, roi de Géorgie, martyr (744) ; saint Louarsab, roi de Géorgie, martyr (1622) ; saints néomartyrs de Russie : Jean Budrine, prêtre (1918); moine Georges Lavrov, confesseur (1932); hiéromartyrs Alexis Skvortsov, Paul Ouspensky et Nicolas Rozanov, prêtres, moine Jonas Sankov (1938); martyr Nicétas Sukharev (1942).

Extrait du Synaxaire du hiéromoine Macaire selon le nouveau calendrier

Natif d’Anazarbe, en Cilicie Seconde , saint Julien était fils d’un sénateur païen, mais il avait reçu une solide éducation chrétienne de sa pieuse mère, Asclépiodora, et était fort versé dans la science des Écritures inspirées. Pendant la persécution de Dioclétien, il fut dénoncé au cruel gouverneur Marcien, qui se trouvait à Flavias (Sis), et, comme il avait refusé de sacrifier aux idoles, celui-ci le fit flageller et le menaça de terribles tortures. Le saint lui répondit : « Je ne crains pas ces tourments, et rien ne me fera renier la Loi qui m’a été transmise dès mon enfance, quand bien même tu me brûlerais au feu de ces supplices, car j’ai le Christ qui me fortifie et auquel j’offre sans cesse un sacrifice de louange. » Le pervers magistrat lui fit ingurgiter de force des viandes immolées aux idoles, mais le saint lui répliqua que ce qui était fait sous la contrainte ne pouvait être compté comme sacrifice. Après l’avoir de nouveau fustigé, Marcien l’emmena à Anazarbe, en le faisant frapper par ses hommes tout le long du chemin. Parvenu en ville, le valeureux martyr comparut au tribunal où il montra la même résolution, malgré le vin offert en oblation impie qu’on lui faisait boire de force et l’encens qu’on lui plaçait dans les mains. Il fut ensuite transféré à Aigai (Ayas), sur le golfe d’Issikos, célèbre pour son temple d’Asclépios, et fut sommé de se soumettre aux ordres de l’empereur, sous peine d’être livré au feu. Julien répondit au gouverneur : « Et qui t’empêche d’agir ainsi ? » On fit alors venir sa mère, qui l’avait suivi, en espérant que ses instances allaient le fléchir. Asclépiodora obtint l’autorisation de rester trois jours avec son fils dans sa prison ; mais, au lieu de l’exhorter à épargner sa vie, elle l’encouragea à rester ferme jusqu’à la mort dans sa confession de sa foi au Christ, le Vainqueur de la mort. Et elle lui disait notamment : « Tu sais quel est ton véritable avantage, puisque je te l’ai enseigné. Agis donc pour rendre gloire au seul vrai Dieu ! » Le délai écoulé, quand Marcien découvrit qu’il avait été trompé, il ordonna d’enfermer Julien dans un sac rempli de sable et d’y jeter des serpents, des scorpions et toutes sortes de bêtes venimeuses, puis de le précipiter dans la mer. Tandis que le corps du valeureux martyr du Christ était ainsi plongé dans l’abîme, son âme s’envola au plus haut des cieux, pour le faire siéger dans l’assemblée des premiers-nés.

Ses reliques furent ensuite retrouvées et transférées près d’Antioche, à trois milles de la cité, sur la route de Daphni, où l’on érigea en son honneur un sanctuaire qui était fort vénéré à cause des guérisons innombrables qui s’y accomplissaient, en particulier en faveur des possédés et des déments . Ce sanctuaire fut incendié lors de l’invasion perse de 537.

Saints célébrés ce dimanche selon l’ancien calendrier

Translation des reliques de saint Théodore le Stratilate, mégalomartyr (319) ; saint martyr Maximin, évêque d’Aix-en-Provence (Ier s.) ; sainte Calliope, martyre (vers 250) ; sainte Syre de Troyes (IIIème s.) ; saint Éphrem, patriarche d’Antioche (545) ; saint Médard, évêque de Noyon (vers 560) ; saint Zosime de Phénicie (VIème s.) ; saint Godard, évêque de Rouen (VIème s.) ; saint Héracle, évêque de Sens (VIème s.) ; saint Cloud, évêque de Metz (660) ; sainte Eustadiole, abbesse-fondatrice de Moyenmoutier (VIIème s.) saint Théodore, évêque de Souzdal (1023).

Extrait du Synaxaire du hiéromoine Macaire selon l’ancien calendrier

Quelque temps après son glorieux martyre, les reliques de saint Théodore furent transférées d’Héraclée à Euchaneia, où elles furent déposées dans la maison familiale du saint, conformément aux recommandations qu’il avait laissées à son secrétaire, Augaros, avant sa mort. Elles y accomplirent de nombreux miracles, de sorte que la ville prit ensuite le nom de Théodoropolis. C’est cette translation que nous commémorons aujourd’hui.

Saint Anastase le Sinaïte rapporte qu’à Karsat, près de Damas, se trouvait une église dédiée à saint Théodore le Stratilate, que les Sarrasins utilisèrent comme habitation, avec leurs femmes et leurs enfants, quand ils s’emparèrent de Damas. L’un d’eux décocha une flèche sur une fresque représentant le saint, et aussitôt du sang frais coula de son visage. Quelque temps plus tard, tous les Sarrasins qui se trouvaient dans cette église trouvèrent la mort.