Dimanche 24 février 2019. Dimanche du fils prodigue.

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Dimanche 24 février 2019. Dimanche du fils prodigue.

20 Февраль, 2019 Non classé

Dimanche 24 février 2019.

(11 février dans l’ancien calendrier.)

Dimanche du fils prodigue.

2e dimanche du Triode, ton 6.

 

Péricopes de ce dimanche

Lecture de l’épître du saint apôtre Paul aux Corinthiens (du Triode : 1 Co. 6, 12-20) :

Frères, j’ai toute liberté, mais tout n’est pas utile. J’ai toute liberté, mais, moi, je ne laisserai rien avoir pouvoir sur moi ! La nourriture est pour le ventre, le ventre pour la nourriture, et Dieu abolira l’un et l’autre. Mais le corps n’est pas pour la débauche : il est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps. Et Dieu qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera nous aussi par sa puissance. Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ ? Vais-je donc prendre les membres du Christ pour en faire les membres d’une débauchée ? En aucun cas ! Ou bien ne savez-vous pas que celui s’unit à la débauchée ne fait avec elle qu’un seul corps ? Car il est dit : « Les deux ne feront qu’une seule chair. » Mais celui qui s’unit au Seigneur n’est avec lui qu’un seul esprit. Fuyez la débauche ! Tous les péchés que l’être humain peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais le débauché pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple de l’Esprit saint, qui est en vous et que vous tenez de Dieu ? Vous ne vous appartenez pas, car vous avez été rachetés très cher : glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu !

Bсе мне позволительно, но не все полезно; все мне позволительно, но ничто не должно обладать мною. Пища для чрева, и чрево для пищи; но Бог уничтожит и то и другое. Тело же не для блуда, но для Господа, и Господь для тела. Бог воскресил Господа, воскресит и нас силою Своею. Разве не знаете, что тела́ ваши суть члены Христовы? Итак отниму ли члены у Христа, чтобы сделать их членами блудницы? Да не будет! Или не знаете, что совокупляющийся с блудницею становится одно тело с нею? ибо сказано: два будут одна плоть. А соединяющийся с Господом есть один дух с Господом. Бегайте блуда; всякий грех, какой делает человек, есть вне тела, а блудник грешит против собственного тела. Не знаете ли, что тела́ ваши суть храм живущего в вас Святаго Духа, Которого имеете вы от Бога, и вы не свои? Ибо вы куплены дорогою ценою. || Посему прославляйте Бога и в телах ваших и в душах ваших, которые суть Божии.

Lecture de l’Évangile selon saint Luc (du Triode : Luc 15, 11-32)

En ce temps-là, Jésus dit la parabole suivante. Un père avait deux fils et le plus jeune lui dit : « Père, donne-moi la part qui me revient de notre fortune. » Et le père partagea les ressources entre eux. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout rassemblé, partit pour un pays lointain et, là, il dissipa sa fortune, menant une vie de perdition. Lorsqu’il eut tout dépensé, une cruelle famine toucha ce pays et il commença à être dans le dénuement. Il alla donc s’engager auprès d’un des habitants de ce pays qui l’envoya garder les porcs dans ses champs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les porcs, et personne ne lui en donnait. Entrant en lui-même, il dit : « Tant de salariés de mon père ont du pain en abondance et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais me lever, j’irai vers mon père et je lui dirai : ‘ Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme un de tes salariés.’ » Il se leva et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut saisi de miséricorde ; il courut se jeter au cou de son fils et l’embrassa tendrement. Le fils lui dit : « Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. » Mais le père dit à ses esclaves : « Vite, apportez le vêtement le plus beau, et revêtez-l’en ; mettez-lui un anneau à la main et des chaussures aux pieds ! Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et réjouissons-nous ! Mon fils que voici était mort, et il est vivant ; il était perdu et il est retrouvé !» Et ils se mirent à se réjouir. Son fils aîné était aux champs : comme il approchait de la maison, il entendit jouer des danses ; il appela un des serviteurs et lui demanda ce qui se passait. Celui-ci lui dit : « Ton frère est là, et ton père a tué le veau gras parce qu’il l’a recouvré en bonne santé. » Le fils aîné se mit en colère et ne voulait pas entrer. Mais, son père sortit pour l’en prier. Il répondit à son père : « Voilà tant d’années que je te sers comme un esclave sans jamais transgresser un seul de tes commandements, et tu ne m’as jamais donné un chevreau pour me réjouir avec mes amis ; et quand ton fils que voilà revient, après avoir dévoré tes ressources avec des débauchées, tu tues pour lui le veau gras ! » Son père lui dit : « Mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi, mais il fallait se réjouir et rendre grâce, car ton frère que voici était mort et il est vivant ; il était perdu et il est retrouvé ! »

Eще сказал: у некоторого человека было два сына; 12и сказал младший из них отцу: отче! дай мне следующую мне часть имения. И отецразделил им имение. По прошествии немногих дней младший сын, собрав всё, пошел в дальнюю сторону и там расточил имение свое, живя распутно. Когда же он прожил всё, настал великий голод в той стране, и он начал нуждаться; 15и пошел, пристал к одному из жителей страны той, а тот послал его на поля свои пасти свиней; 16и он рад был наполнить чрево свое рожка́ми, которые ели свиньи, но никто не давал ему. Придя же в себя, сказал: сколько наемников у отца моего избыточествуют хлебом, а я умираю от голода; 18встану, пойду к отцу моему и скажу ему: отче! я согрешил против неба и пред тобою 19и уже недостоин называться сыном твоим; прими меня в число наемников твоих. Встал и пошел к отцу своему. И когда он был еще далеко, увидел его отец его и сжалился; и, побежав, пал ему на шею и целовал его. Сын же сказал ему: отче! я согрешил против неба и пред тобою и уже недостоин называться сыном твоим. А отец сказал рабам своим: принесите лучшую одежду и оденьте его, и дайте перстень на руку его и обувь на ноги; 23и приведите откормленного теленка, и заколите; станем есть и веселиться! ибо этот сын мой был мертв и ожил, пропадал и нашелся. И начали веселиться. Старший же сын его был на поле; и возвращаясь, когда приблизился к дому, услышал пение и ликование; 26и, призвав одного из слуг, спросил: что это такое? Он сказал ему: брат твой пришел, и отец твой заколол откормленного теленка, потому что принял его здоровым. Он осердился и не хотел войти. Отец же его, выйдя, звал его. Но он сказал в ответ отцу: вот, я столько лет служу тебе и никогда не преступал приказания твоего, но ты никогда не дал мне и козлёнка, чтобы мне повеселиться с друзьями моими; 30а когда этот сын твой, расточивший имение своё с блудницами, пришел, ты заколол для него откормленного теленка. Он же сказал ему: сын мой! ты всегда со мною, и всё мое твое, а о том надобно было радоваться и веселиться, что брат твой сей был мертв и ожил, пропадал и нашелся.

 

Paroles des Pères

« Ainsi, le plus jeune s’éloigna de son père et partit pour un pays lointain où il dissipa tout son bien, vivant dans la débauche. Comment a-t-il dissipé son bien ? Notre principale richesse, c’est avant tout l’intellect (en grec noûs) qui nous est inné. Tant que nous demeurons dans le chemin du salut, il reste en nous et nous restons tendus vers l’Intellect premier et suprême : Dieu ; mais quand nous ouvrons la porte aux passions, notre intellect se dissipe aussitôt, vagabondant sans cesse autour des choses charnelles et terrestres, des plaisirs et des passions. La richesse de ce jeune homme, c’est le bon sens qui demeure en lui et qui engendre le discernement entre le bien et le mal, tant que lui-même demeure obéissant aux commandements et conseils du Père Très-Haut. Mais s’il rejette cela, alors il dissipe son bon sens dans la fornication et la démence. Remarquez que cela s’applique à chacune de nos vertus et de nos forces, qui sont notre richesse et qui, sous l’influence du mal multiforme, se donnent à lui et se dissipent. Car l’esprit a son désir orienté par nature vers le Dieu unique et véritable, le seul bon, le seul désirable, le seul à donner une jouissance qui n’est mêlée d’aucune tristesse. Tandis que lorsque l’intellect (noûs) faiblit, la force de l’âme envers l’amour véritable s’écarte de cet objet digne de nos désirs et se dissipe vers les attraits du plaisir : tantôt il désire des nourritures superflues, tantôt des corps impudiques, tantôt des choses inutiles et parfois la vaine et vide gloire. (…)

Puis le père ordonne d’apporter le veau gras, de l’immoler et de le lui offrir en nourriture. Ce Veau, c’est le Seigneur Lui-même, qui vient du secret de la Divinité et du trône qui existait avant toutes choses et qui, apparu sur la terre comme un homme, est immolé comme un veau pour nous pécheurs et, comme un pain suressentiel, nous est proposé en nourriture. »

— Saint Grégoire Palamas, Homélie III sur la parabole du Seigneur concernant le Fils Prodigue.

Saints commémorés ce dimanche selon l’ancien calendrier

Saint Blaise, évêque de Sébaste, martyr (vers 316) ; sainte Théodora, impératrice de Constantinople (vers 867) ; saint Simplice, évêque de Vienne (Vème s.) ; saint Séverin, abbé à Agaune (508) ; saint Désiré, évêque de Clermont (vers 602) saint Gaudin, évêque de Soissons (700) ; saint Grégoire II, pape de Rome, confesseur (731) ; sainte Théodora, impératrice de Constantinople (vers 867) ; saint Vsevolod, prince de Pskov, baptisé Gabriel (1138) ; saint Dimitri de Vologda (1392) ; saint Georges le Serbe martyr à Sofia (1515).

Extrait du synaxaire du père Macaire selon l’ancien calendrier

Mémoire de saint Blaise. Originaire de la province d’Arménie et médecin de profession, saint Blaise menait une vie semblable au juste Job : intègre et droit, craignant Dieu et se gardant de tout mal. Comme il avait gagné par ces vertus l’affection de tous ses concitoyens, il fut élu évêque de la ville de Sébaste. Au temps de la Grande Persécution, il confessa hardiment la Foi et encouragea les saints martyrs à mener jusqu’au bout le bon combat. Il rendit visite à saint Eustrate dans son cachot avant son glorieux martyre et célébra pour lui la Divine Liturgie, puis il se chargea de recueillir les précieuses reliques des Cinq Martyrs pour les transmettre à la vénération du peuple chrétien [13 déc.]. Au bout de quelque temps, il se retira sur une montagne des environs, nommée Argée, et s’enferma dans une grotte, afin d’y élever vers Dieu des prières pures, exemptes de toute distraction. Attirées par la bonne odeur de ses vertus, comme vers un nouvel Adam, les bêtes sauvages venaient vers lui et attendaient paisiblement à l’entrée de la grotte qu’il eût achevé sa prière pour recevoir sa bénédiction ou la guérison de leurs maux.

Sous le règne de l’empereur Licinius (vers 316), Agricolaos, gouverneur de Cappadoce, vint à Sébaste en vue d’y arrêter les chrétiens. Comme il avait projeté de livrer les condamnés aux bêtes féroces dans l’amphithéâtre, il envoya ses gens dans la montagne pour les capturer vivantes. Arrivés à proximité de la caverne du saint, les soldats eurent la surprise de trouver là un grand nombre de lions, de tigres, d’ours, de loups et d’autres fauves qui lui tenaient paisiblement compagnie. Ils en informèrent aussitôt le gouverneur qui leur donna l’ordre d’arrêter Blaise. Le saint ermite les reçut avec affabilité, en leur annonçant qu’il avait été prévenu de leur venue par une vision, et il les suivit sans opposer la moindre résistance. Sur le chemin, de nombreux païens se convertirent au Christ en voyant la paix et l’ineffable douceur qui se dégageaient de sa personne, et à son passage, les malades, hommes et bêtes, recouvraient la santé. Une femme en larmes lui présenta alors son enfant qui était sur le point de mourir d’étouffement après avoir avalé une arête de poisson. Le saint plongea sa main dans la gorge de l’enfant et pria le Seigneur de le délivrer, lui et tous ceux qui, souffrant d’un tel mal dans la suite des temps, invoqueront son intercession, et l’enfant fut aussitôt rendu à sa mère en pleine santé.

Parvenu à Sébaste et traduit devant le tribunal, Blaise répondit avec hardiesse aux questions d’Agricolaos, en condamnant la vanité du culte des idoles sans vie. Il endura avec joie les coups de verges, puis fut jeté en prison. Après avoir été soumis à de nouveaux supplices, en déclarant au gouverneur : « Je ne crains pas tes tortures, car je regarde vers les biens futurs », il fut de nouveau jeté tout sanglant dans son cachot. Sept femmes pieuses le suivirent, en ramassant les gouttes de sang qui coulaient à terre, pour s’en oindre le visage comme du plus précieux parfum. Elles furent immédiatement arrêtées et présentées au gouverneur qui les menaça des plus cruels tourments si elles refusaient de sacrifier aux idoles. Feignant d’acquiescer, elles demandèrent qu’on apportât les statues au bord du lac — ce même lac qui devint un peu plus tard le théâtre du glorieux combat des Quarante Martyrs [9 mars] —, afin qu’elles puissent les laver avant de leur offrir un digne sacrifice. Dès qu’on leur apporta les statues, elles les jetèrent au fond du lac. En apprenant cette nouvelle, Agricolaos entra dans une terrible fureur et fit préparer un grand brasier, avec du plomb fondu et des peignes de fer, et il leur demanda de choisir entre ces tortures et de riches parures qu’il avait fait exposer à proximité. Une des femmes, mère de deux jeunes enfants, se précipita et jeta les parures au feu, encouragée par ses enfants qui lui criaient : « Ne nous abandonnes pas ! Comme tu nous as nourris de ton lait maternel, laisse-nous te suivre pour hériter du Royaume des cieux ! » Le tyran fit alors attacher les saintes femmes à des poteaux et ordonna de leur déchirer le corps au moyen des peignes de fer. Puis, comme elles restaient miraculeusement indemnes, même après avoir été jetées dans les flammes, elles eurent la tête tranchée, en adressant de ferventes actions de grâces à Dieu et à son serviteur Blaise.

Les efforts d’Agricolaos pour ébranler la résolution de saint Blaise étant restés vains, il le condamna à être noyé dans le lac. Quand le bourreau l’amena sur la rive, le saint martyr fit le signe de la Croix et se mit à marcher sur les eaux, à l’imitation du Seigneur. Parvenu au milieu du lac, il invita les païens à venir le rejoindre, s’ils croyaient pouvoir se confier en leurs dieux. Soixante-huit d’entre eux s’avancèrent et périrent aussitôt noyés, tandis qu’un ange lumineux apparaissait et invitait le saint à regagner la berge pour recevoir la couronne de gloire.
Condamné à être décapité avec les deux audacieux enfants, saint Blaise, resplendissant de la lumière divine, éleva sa prière en faveur de tous ceux qui imploreront son secours dans les maladies et les épreuves. Le Seigneur lui apparut alors dans toute sa gloire, en disant : « J’ai entendu ta prière et je t’accorde ce que tu me demandes. » Les corps des saints martyrs, pieusement ensevelis après leur exécution, devinrent par la suite une source de bénédictions pour tous ceux qui se réunissaient chaque année sur ces lieux afin d’y célébrer leur mémoire. Saint Blaise est un des saints guérisseurs les plus vénérés, tant en Orient qu’en Occident.

 

Le feuillet rédigé par Olivier Goulais

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