Dimanche de sainte Marie l’Égyptienne.

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Dimanche de sainte Marie l’Égyptienne.

13 Апрель, 2019 Non classé

Dimanche 14 avril 2019.

(1e avril dans l’ancien calendrier.)

Dimanche de sainte Marie l’Égyptienne.

5e dimanche du Grand Carême.

Synaxaire du 5e dimanche de Carême

Ce cinquième dimanche de Carême, nous faisons mémoire de notre vénérable Mère Marie l’Égyptienne. Native d’Égypte, à l’âge de douze ans elle s’enfuit de chez ses parents pour se rendre à Alexandrie, où elle vécut dix-sept ans dans la débauche. Un jour, mue par la curiosité, elle s’embarqua avec de nombreux pèlerins pour Jérusalem. Arrivée à la Ville sainte, elle suivit la foule qui se pressait vers la basilique le jour de l’Exaltation de la vénérable Croix. Mais une force invisible l’empêchait d’entrer dans l’église, malgré ses efforts, alors que la foule pouvait pénétrer sans obstacle. Consciente de son impureté, elle répandit des larmes et décida de changer de vie, adressant une prière à la sainte Mère de Dieu. Elle se sentit alors délivrée de cette puissance qui la retenait et put entrer sans difficulté dans l’église. S’étant prosternée devant la vénérable Croix, le jour même elle partit vivre au cœur du désert. Là, pendant quarante-sept ans, elle y mena une vie très austère, une existence surhumaine, seule à seul avec Dieu dans la prière. Vers la fin de sa vie, elle rencontra un ermite nommé Zozime. Lui ayant raconté sa vie, elle le pria de lui porter les Saints Mystères pour y communier. Zozime les lui apporta l’année suivante, le Jeudi Saint [le 1er avril 378]. Revenu l’année d’après, Zozime la trouva morte. Près d’elle se trouvait une inscription : « Abba Zozime, enterre ici le corps de la pauvre Marie. Je suis morte le jour où j’ai communié aux Saints Mystères. Prie pour moi. » La mémoire de la sainte anachorète est célébrée le cinquième dimanche du Grand Carême, à l’approche de la fin de celui-ci, pour inviter à la pénitence, par l’exemple de la sainte, les négligents et les pécheurs.

Péricopes de ce dimanche

Lecture de l’épître du saint apôtre Paul aux Hébreux (du jour : Hébreux 9, 11-14)

Frères, le Christ a paru comme grand prêtre des biens à venir ; Il a traversé un tabernacle plus grand et plus parfait, celui qui n’est pas fait de main d’homme, c’est-à-dire qui n’appartient pas à cette création, et ce n’est pas avec le sang des boucs et des jeunes taureaux, mais avec son propre sang, qu’Il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, nous ayant acquis une éternelle rédemption. Si le sang des taureaux et des boucs, si la cendre des génisses, en effet, sanctifient par leur aspersion ceux qui sont souillés, et leur procurent la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ, qui par l’éternel Esprit s’est Lui-même offert à Dieu comme victime sans tache, purifiera-t-il notre conscience de ses œuvres de mort, pour nous permettre de rendre un culte au Dieu de vie !

Hо Христос, Первосвященник будущих благ, придя с большею и совершеннейшею скиниею, нерукотворенною, то есть не такового устроения, и не с кровью козлов и тельцов, но со Своею Кровию, однажды вошел во святилище и приобрел вечное искупление. Ибо если кровь тельцов и козлов и пепел телицы, через окропление, освящает оскверненных, дабы чисто было тело, то кольми паче Кровь Христа, Который Духом Святым принес Себя непорочного Богу, очистит совесть нашу от мертвых дел, для служения Богу живому и истинному!

Lecture de l’épître du saint apôtre Paul aux Galates (de la sainte : Galates 3, 23-29)

Frères, avant que ne vienne la foi, nous étions enfermés sous la garde de la Loi, en attendant la révélation de la foi. Ainsi la Loi nous a servi de pédagogue pour nous conduire au Christ, afin que nous obtenions de la foi notre justification. Mais, la foi étant venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue. Car vous êtes tous des fils de Dieu par la foi au Christ Jésus. Vous tous qui dans le Christ avez été baptisés, vous avez revêtu le Christ. Il n’y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus. Mais, si vous êtes du Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, les héritiers de ce que Dieu a promis.

A до пришествия веры мы заключены были под стражею закона, до того времени, как надлежало открыться вере. Итак закон был для нас детоводителем ко Христу, дабы нам оправдаться верою; 25по пришествии же веры, мы уже не под руководством детоводителя. Ибо все вы сыны Божии по вере во Христа Иисуса; 27все вы, во Христа крестившиеся, во Христа облеклись. Нет уже Иудея, ни язычника; нет раба, ни свободного; нет мужеского пола, ни женского: ибо все вы одно во Христе Иисусе. Если же вы Христовы, то вы семя Авраамово и по обетованию наследники.

Lecture de l’Évangile selon Saint Marc (du jour : Marc 10, 32-45)

En ce temps-là, les disciples étaient en route montant vers Jérusalem et Jésus les conduisait, et ils étaient remplis de stupeur, et ceux qui suivaient avaient peur ; Jésus prit de nouveau à part les Douze, et commença à leur dire ce qui allait lui arriver : « Voici que nous montons vers Jérusalem et le Fils de l’Homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort et le livreront aux nations : celles-ci se moqueront de lui, elles lui cracheront dessus, elles le feront fouetter et mettre à mort et, après trois jours, Il ressuscitera. » Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchèrent de lui et lui dirent : « Maître, nous voulons que Tu fasses pour nous ce que nous allons te demander. » Jésus leur dit : « Que voulez-vous que Je fasse, Moi, pour vous ? » Ils lui dirent : « Accorde-nous de siéger dans ta gloire, l’un à ta droite, l’autre à ta gauche. » Mais Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez ; pouvez-vous boire la coupe que Je bois ou être baptisés du baptême dont Je suis baptisé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que Je bois, vous la boirez et le baptême dont Je suis baptisé, vous en serez baptisés. Mais siéger à ma droite ou à ma gauche, cela ne m’appartient pas de l’accorder ; c’est à ceux pour qui c’est préparé. » Les dix entendirent et commencèrent à s’irriter contre Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit : « Vous savez que ceux qui passent pour chefs des nations les tiennent sous leur pouvoir et que les puissants d’entre elles disposent d’elles. Il n’en est pas ainsi parmi vous : que celui qui veut devenir grand parmi vous soit votre serviteur, et que celui qui veut être le premier parmi vous soit l’esclave de tous. Car le Fils de l’Homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Kогда были они на пути, восходя в Иерусалим, Иисус шел впереди их, а они ужасались и, следуя за Ним, были в страхе. Подозвав двенадцать, Он опять начал им говорить о том, что́ будет с Ним: 33вот, мы восходим в Иерусалим, и Сын Человеческий предан будет первосвященникам и книжникам, и осудят Его на смерть, и предадут Его язычникам, 34и поругаются над Ним, и будут бить Его, и оплюют Его, и убьют Его; и в третий день воскреснет. Тогда подошли к Нему сыновья Зеведеевы Иаков и Иоанн и сказали: Учитель! мы желаем, чтобы Ты сделал нам, о чем попросим. Он сказал им: что хотите, чтобы Я сделал вам? Они сказали Ему: дай нам сесть у Тебя, одному по правую сторону, а другому по левую в славе Твоей. Но Иисус сказал им: не знаете, чего просите. Можете ли пить чашу, которую Я пью, и креститься крещением, которым Я крещусь? Они отвечали: можем. Иисус же сказал им: чашу, которую Я пью, будете пить, и крещением, которым Я крещусь, будете креститься; а дать сесть у Меня по правую сторону и по левую — не от Меня зависит, но кому уготовано. И, услышав, десять начали негодовать на Иакова и Иоанна. Иисус же, подозвав их, сказал им: вы знаете, что почитающиеся князьями народов господствуют над ними, и вельможи их властвуют ими. Но между вами да не будет так: а кто хочет быть бо́льшим между вами, да будем вам слугою; и кто хочет быть первым между вами, да будет всем рабом. Ибо и Сын Человеческий не для того пришел, чтобы Ему служили, но чтобы послужить и отдать душу Свою для искупления многих.

Lecture de l’Évangile selon Saint Luc (de la sainte : Luc 7, 36-50)

En ce temps-là, pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table. Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum, et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait ; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum. Le pharisien qui l’avait invité, voyant cela, dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c’est une pécheresse. » Jésus prit la parole, et lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. » « Maître, parle », répondit-il. « Un créancier avait deux débiteurs : l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante. Comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l’aimera le plus ? » Simon répondit : « Celui, je pense, auquel il a le plus remis. » Jésus lui dit : « Tu as bien jugé. » Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon : « Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle n’a point cessé de me baiser les pieds. Tu n’as point versé d’huile sur ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds. C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu. » Et il dit à la femme : « Tes péchés sont pardonnés ». Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés ? » Mais Jésus dit à la femme : « Ta foi t’a sauvée, va en paix. »

Hекто из фарисеев просил Его вкусить с ним пищи; и Он, войдя в дом фарисея, возлег. И вот, женщина того города, которая была грешница, узнав, что Он возлежит в доме фарисея, принесла алавастровый сосуд с миром и, став позади у ног Его и плача, начала обливать ноги Его слезами и отирать волосами головы своей, и целовала ноги Его, и мазала миром. Видя это, фарисей, пригласивший Его, сказал сам в себе: если бы Он был пророк, то знал бы, кто и какая женщина прикасается к Нему, ибо она грешница. Обратившись к нему, Иисус сказал: Симон! Я имею нечто сказать тебе. Он говорит: скажи, Учитель. Иисус сказал: у одного заимодавца было два должника: один должен был пятьсот динариев, а другой пятьдесят, но как они не имели чем заплатить, он простил обоим. Скажи же, который из них более возлюбит его? Симон отвечал: думаю, тот, которому более простил. Он сказал ему: правильно ты рассудил. И, обратившись к женщине, сказал Симону: видишь ли ты эту женщину? Я пришел в дом твой, и ты воды Мне на ноги не дал, а она слезами облила Мне ноги и волосами головы своей отёрла; ты целования Мне не дал, а она, с тех пор как Я пришел, не перестает целовать у Меня ноги; ты головы Мне маслом не помазал, а она миром помазала Мне ноги. А потому сказываю тебе: прощаются грехи её многие за то, что она возлюбила много, а кому мало прощается, тот мало любит. Ей же сказал: прощаются тебе грехи. И возлежавшие с Ним начали говорить про себя: кто это, что и грехи прощает? Он же сказал женщине: вера твоя спасла тебя, иди с миром.

 

Paroles des Pères

La croix n’est lourde que tant qu’elle demeure « ma croix ». Quand elle devient la Croix du Christ, elle devient soudainement très légère – « car Mon joug est facile et Mon fardeau léger » dit le Seigneur (Matth. 11, 30). (…) Le disciple du Christ porte sa croix comme il convient quand il reconnaît que ces peines mêmes qui lui sont envoyés, à lui et non à quelqu’un d’autre, sont nécessaires à sa formation en Christ et à son salut. (…) Loue Dieu pour ta croix, coupant court à toute pensée d’apitoiement sur soi et à tout murmure, puisque ce ne sont rien moins que blasphèmes. (…) Loue Dieu pour ta croix, car la croix est le seul véritable instructeur, gardien et trône de la théologie. Hors de la croix, il n’y a pas de connaissance vivante de Dieu. (…)

Un disciple du Christ prend sa coupe quand il supporte les difficultés de ce monde avec l’humilité inspirée par l’Évangile. Saint Pierre se précipita pour défendre le Dieu-Homme, épée à la main, quand Il fut encerclé par les malfaiteurs. Mais le doux Seigneur dit à Pierre : « Range ton épée dans son fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que Mon Père m’a donnée à boire ? » (Jean 18, 11)

Quand nous sommes encerclés par les difficultés, réconfortons et fortifions notre âme en disant : « Ne boirai-je pas la coupe que Mon Père m’a donnée à boire ? » La coupe est amère. Pour celui qui jette un simple regard sur elle, tout raisonnement humain s’évanouit. Remplace ton raisonnement par la foi, et bois bravement la coupe amère. Le Père, qui est Toute-Bonté et Toute-Sagesse, te la donne.

Ce ne sont pas les Pharisiens, ou Caïphe, ou Judas qui l’ont préparée. Ce n’est pas Pilate et ses soldats qui l’ont donnée. « Ne boirai-je pas la coupe que Mon Père m’a donnée à boire ? » Les Pharisiens conspirent, Judas trahit, Pilate ordonne le meurtre, et les soldats du gouverneur le mettent à exécution. Par leurs crimes, ils se sont tous préparés une inévitable perdition. Ne te condamne pas toi-même au même sort par le souvenir du mal, par le désir de revanche, par la haine de tes ennemis.

Notre Père céleste est omniscient, omnipotent. Il voit tes problèmes et tes malheurs, et si Il avait trouvé nécessaire et profitable d’éloigner cette coupe de toi, Il l’aurait certainement fait. Le Seigneur, selon les Écritures et l’histoire de l’Église, autorise dans certains cas Ses serviteurs bien-aimés à souffrir, tandis que dans d’autres cas Il prévient la souffrance, selon Ses jugements impénétrables.

Quand la coupe apparaît devant toi, ne regarde pas l’homme qui te la donne, mais élève ton regard au ciel et dit : « Ne boirai-je pas la coupe que Mon Père m’a donnée à boire ? »

Je prendrai la coupe du salut. Je ne rejetterai pas la coupe, qui est une promesse de bénédictions célestes, éternelles. L’apôtre du Christ m’enseigne la patience : « Nous devons passer par de nombreuses tribulations pour entrer dans le Royaume de Dieu » (Actes 14, 22). Refuserai-je la coupe, qui est un moyen d’acquérir et développer le Royaume au dedans de moi ?

— Saint Ignace Briantchaninov, Le champ de bataille.

Texte préparé par Olivier Goulais

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